Favi : une fonderie pas comme les autres …

Favi

  • Au service du client depuis 1957

 

La société Favi créée en 1957, est à l’origine une entreprise familiale sous-traitante dans l’injection d’alliages cuivreux. Elle est depuis devenue leader sur la fabrication des pièces sanitaires (siphons de lavabo, siphons de sol, ..). La société est rachetée par AFICA en 1971, premier affineur d’alliages cuivreux d’Europe et développement de nouveaux alliages. L’entreprise reste une PME familiale de 400 collaborateurs, spécialisée dans la conception, le développement et la production de pièces en fonderie sous pression, usinées, assemblées.

 

  • Jean-François Zobrist, précurseur de l’entreprise libérée
Jean-François Zobrist

Jean-François Zobrist

C’est sous l’impulsion de son ancien dirigeant charismatique que l’entreprise FAVI a développé un management innovant dans les années 80. Jean-François Zobrist a dirigé la société à partir de 1971, partant du postulat qu’il n’y a pas de performance sans bonheur, et pas de bonheur sans responsabilité, ce dirigeant d’entreprise a décidé de supprimer les échelons hiérarchiques et de redonner le pouvoir aux employés. L’organisation est centrée Client, les équipes reçoivent toute la confiance et l’autonomie nécessaire, avec pour objectif de satisfaire le client.

 

favi3Le système de management Favi, c’est tout d’abord des ouvriers au centre de l’organisation, ici on délègue, on fait confiance. La communication passe par un discours accessible, le plus simple et plaisant possible. Discours vulgarisé, le jargon est éliminé pour que tous les salariés comprennent l’information. Ensuite, chez Favi, effectuer des contrôles, faire de l’analyse d
e performance, sont des tâches devenues obsolètes. Un service administratif réduit au minimum et au service des employés. Dans cette entreprise, on brise la monotonie, un système de surprises pour faire plaisir aux employés. Organisation efficace et flexible, elle donne à l’entreprise toute son agilité.

 

  • Des unités de production autonomes

Le grand atelier FAVI se divise en plusieurs unités répondant chacune à un client. Chaque employé sait donc pour qui il travaille et la destination de son travail, le commercial étant d’ailleurs intégré au sein de l’unité pour faciliter les relations. Ces mini-usines ont à leur tête un “leader”, ouvrier expérimenté, celui-ci apporte les conditions nécessaires à la bonne production, mais laisse les employés libre sur le comment. Cette liberté amène la performance, la réflexion et l’innovation. Certains employés ont ainsi pu proposer des améliorations à leur poste de travail, et ces initiatives sont valorisées par l’entreprise. La direction fait confiance et communique directement avec les employés pour connaître les difficultés rencontrées.

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  • Une responsabilisation de l’employé

Cette orientation client responsabilise les ouvriers, d’ailleurs, chez Favi, on se vante de ne jamais avoir eu, en 6 ans, de retard de commande. Par cette organisation, l’employé prend conscience par lui même de l’importance des commandes pour la bonne santé de l’entreprise. Certains extras sont donc naturellement acceptés pour honorer les commandes.

La confiance passe aussi par l’auto-gestion des horaires de travail. Chez Favi on ne constate pas de retard, et pour aller plus loin on ne rapporte même aucun vol important alors rien n’est fermé à clef. Des voitures de société sont en libre-service, et aucun abus n’est constaté. Fait rare dans l’industrie, le syndicalisme est quasi absent.

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  • Travailler chez Favi, c’est adhérer aux valeurs

Jean-François Zobrist veut croire en l’homme bon, en effet, selon lui, les systèmes de contrôle ne seraient mis en place que pour une minorité de personnes (<3%). L’entreprise entend bien faire transpirer ses valeurs, dans ce système les mauvais esprits se mettent d’eux même à l’écart. Direction et employés partagent quatre commandements :

  1. la bonne foi
  2. le bon sens
  3. la bonne volonté
  4. la bonne humeur.

Ensemble ils avancent vers des objectifs qui se veulent communs pour impliquer le salarié dans son travail. Les frondeurs sont rapidement écartés pour ne pas entacher la dynamique du groupe.

Favi

  • Le Bonheur des ouvriers, fortune de l’entreprise ?

Le Bonheur des uns fait le malheur des autres. Chez Favi on a vite compris que le bonheur des contrôleurs pouvait nuire au bonheur des productifs dont dépend directement la création de valeur. Dans cette entreprise, on met en place les conditions nécessaires au bonheur, l’employé responsabilisé et qui s’auto-contrôle ferait alors moins d’erreurs. Dans l’entreprise on a abaissé le seuil de non productifs à seulement 15% du personnel, tout le reste des employés créé de la valeur, et le fait même mieux.

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L’entreprise libérée, le management démocratisé

Le terme d’« entreprise libérée » est popularisé par le livre Liberté & Cie d’Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe, à partir de 2009. Mais on peut le constater Favi, au même titre que les entreprises Gore ou Poult, est à l’initiative de ce mouvement qui a fait ses preuves pour séduire aujourd’hui de nombreux entrepreneurs (Sogilis, Zappos, etc, ..).

Retrouvez la rencontre de Jean-François Zobrist avec Isaac Getz, une réflexion qui paraît durer dans le temps : 

En conclusion, ce système de management par l’auto-contrôle et la responsabilisation de tous, semble tellement séduisant et efficace que c’est à se demander pourquoi tout le monde ne l’a pas encore adopté ?! 

 

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