Ludovic, responsable rayon jardin Leroy Merlin : “aller beaucoup plus au contact du client”

Ludovic est responsable du rayon jardin du magasin Leroy Merlin de Montigny-lès-Cormeilles. L’enseigne met en place des pratiques de management et de collaboration très agiles, illustration avec des exemples concrets.

 

Pouvez vous présenter et décrire votre parcours chez Leroy Merlin ?

Bonjour, je suis Ludovic, responsable de rayon jardin, bientôt 11 ans de boite. Je suis rentré en tant que logisticien en mai 2006. J’ai fait de la logistique pendant 2 ans puis de la vente pendant 2 ans. Ensuite j’ai intégré le rayon monte-sol en vente pendant 1 an, je suis passé responsable au rayon monte-sol depuis 5 ans et j’entame ma 4ème saison au rayon jardin.

 

Vous avez connu l’avant et l’après de l’entreprise, quels ont été les changements majeurs ?

Au niveau de l’entreprise, j’ai vu les différentes étapes de l’organisation du magasin, en termes organisationnels, management… On a mis en place des services comme le drive ou le stock dédié, qui gère les réserves totales.

 

Quels ont été les changements au niveau du management ?

Les chefs de secteurs et les responsables de rayon avaient des missions beaucoup plus orientés terrain (rentrer des palettes…). Maintenant dans le management il faut aller beaucoup plus au contact du client, rentrer plus dans le détail, découvrir le parcours du client et l’accompagner dans son projet. Le client doit repartir en étant satisfait à 100%. Le manager doit accompagner le conseiller de vente ou le responsable de rayon dans le projet client. Le but est de passer entre plusieurs rayons avec le même vendeur.

 

Considérez vous que vous avez une liberté d’action dans votre métier ?

Oui on a une certaine liberté de travail tout en restant réaliste et en faisant du chiffre. Par exemple, on va souvent dans les autres enseignes pour voir ce qui se passe, surtout au niveau du projet client. On se met à la place du client pour mieux comprendre ses attentes. Ça nous permet d’adapter les actions qu’on met en place dans notre magasin.

 

Pouvez-vous citer un exemple d’idée de collaborateur qui a été appliquée dans le magasin ?

On a actuellement des ambitions de chiffre d’affaires qui vont être portées sur une famille de produit par rayons (par exemple au rayon jardin, les nettoyeurs pression). On a choisi une personne, c’est à dire qu’on a responsabilisé un conseiller de vente expert dans son domaine. Il a participé à des réunions organisées au siège social donc il a été briefé sur les objectifs de cette année et les démarches à mettre en place dans les magasins. Lui en retour a eu une idée d’organiser une journée découverte du produit pour l’ensemble des clients qui le souhaitent. On a fait une communication sur la page Facebook du magasin et créé une liste d’inscription. Les clients vont ensuite venir en magasin pour tester le produit et le collaborateur sera là pour les accompagner. Ça va être fait en magasin au mois d’avril.

 

Comme se traduit l’organisation agile en ce qui concerne les horaires de travail ?

Ça dépend des secteurs mais par exemple dans le rayon jardin on met en place une saison haute et une saison basse, et les horaires collent avec. C’est un échange qu’on a avec le chef de secteur en fonction des podiums à mettre en place par exemple, pour lesquels il faut venir beaucoup plus tôt. Au moment des horaires d’ouverture, le conseiller de vente doit être uniquement consacré à la partie vente, et faire le reste quand le magasin est fermé.

On module en fonction des besoins, et aussi pour le responsable de rayon qui a 2 grosses journées : lundi et vendredi.

 

Est-ce que vous participez au recrutement ?

C’est plus la partie management, donc chef de secteur, qui rencontre les potentiels futurs collaborateurs. Moi je donne mon avis quand la personne est en période d’essai. Mon rôle c’est aussi de les accompagner au mieux.

 

Quel est votre ressenti personnel sur ce mode d’organisation ?

J’ai eu la chance de participer à deux visions (voir l’interview du directeur du magasin Montigny-lès-Cormeilles). J’ai vécu le cap “vision 2015”, donc j’ai participé à la mise en place de la stratégie à 10 ans. J’étais plutôt spectateur il y a 10 ans et maintenant je me sens acteur sur cette vision à 2025. C’est une vision “remontante”: les équipes ont géré tout le processus. Les informations et les idées viennent de tous les collaborateurs. Ce que j’aime dans cette organisation c’est qu’on a beaucoup de missions transverses. Par contre c’est un métier prenant, donc il faut savoir prendre de la hauteur et du recul pour déterminer ses priorités.

 

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