Richards Group : Un Leader, Un Groupe, Un Style de Management

 

Richards Group, une agence qui pèse !

 

Credit : https://twitter.com/richardsgroup

 

Fondée en 1976, The Richards Group est aujourd’hui la plus grande agence de branding indépendante aux Etats Unis avec un chiffre d’affaires de 1,28 milliard de dollars et plus de 650 employés. Son siège est basé à Dallas au Texas.

Voici comment ils se décrivent : “Nous existons pour une raison : faire aimer les marques aux gens.”

Sans investisseurs, actionnaires ou partenaires à qui répondre, ils sont dans la position unique de se concentrer sur l’aspect le plus important de leur activité : leur mission.

Faire apprécier une marque à ses clients exige une créativité qui fonctionne, et fonctionne de façon constante à chaque point de contact. Parmi les clients de Richards Group on peut citer : Fiat, Jeep, Charles Schwab ou encore 7Up.

 

Richards Group a une philosophie bien définie envers ses clients. Ils sont amenés à se poser quatre questions pour déterminer s’ils peuvent avoir une relation efficace et mutuellement satisfaisante avec un client potentiel :

 

  • Pouvons-nous faire une différence dans l’entreprise ?
  • Pouvons-nous faire du bon travail ?
  • Pouvons-nous faire un bénéfice juste ?
  • Pouvons-nous nous amuser ?

 

Si la réponse aux quatre questions est “oui”, une relation longue et pleine de réussite vient de se créer !  

 

Son fondateur emblématique, Stan Richards, a engagé une vraie révolution !

 

Du haut de ses 81 ans, Stan Richards, texan d’origine et fondateur de la plus grande agence de publicité indépendante des Etats-Unis est un véritable révolutionnaire du management et cela dans tous les sens du terme. A Dallas, il a engagé une lutte sans merci contre les privilèges accordés à ses managers, Pourquoi ? Parce qu’il est convaincu que ces privilèges nuisent à l’esprit d’une entreprise, au business et créent des coupures irréversibles au sein d’une équipe de salariés. La conséquence pour l’entreprise est une organisation ou tout le monde vit à égalité parfaite. Et d’après Stan, ce système lui a permis de conserver un esprit unique, celui d’une start-up où tout le monde se sent sur un pied d’égalité. Ainsi, les jeunes talents de la pub, tout juste sortis des universités, viennent chez lui en priorité, convaincus qu’ils auront leurs chances. Et les managers plus âgés apprennent eux, à manager différemment.

 

Credit : http://www.inc.com/magazine/201111/stan-richards-unique-management-style.html

 

Le management des collaborateurs au coeur de l’agilité de Richards Group

 

Chez The Richards Group l’organisation d’entreprise est le véritable point différenciant ! Les collaborateurs sont au coeur des décisions stratégiques

 

Credit : https://www.linkedin.com/company/the-richards-group

 

Dans une industrie où le turn-over est très important, The Richards Group est l’exception qui confirme la règle. Beaucoup d’employés intègrent l’entreprise juste après leurs études et s’imprègnent du management qui y est pratiqué, les incitant ainsi à rester.

Cette attache au management de Richard Group est principalement dûe au fait que celui-ci respecte chacun des collaborateurs, et comme nous l’avons vu, Stan Richards le lui même y accorde une importance particulière.

 

Ces choix mettant les employés au coeur de l’organisation ont permis à l’entreprise d’être nommée le meilleur endroit pour travailler à Dallas par le Dallas Morning News.

 

Mais en pratique, comment Stan Richards s’y prend pour obtenir cet esprit d’entreprise de type start-up malgré la taille du groupe ?

Pour y parvenir, il oriente son management de manière à développer une relation aux employés, à favoriser une égalité entre tous au sein de l’entreprise, et en instaurant une transparence exemplaire.

 

Une nouvelle relation aux employés !

 

Stan Richards le dit si bien : « des salariés qui auront le sentiment d’être traités correctement auront tendance, à leur tour, à traiter correctement leurs collègues et leurs clients ». Cette mise en équivalence de la relation employé avec la relation client est une avancée à mettre au crédit de l’entreprise libérée. Aujourd’hui, les collaborateurs veulent être traités avec l’attention prêtée aux clients ; les clients veulent être traités avec la proximité dont bénéficient les collaborateurs.

 

Fini les privilèges !

 

Comme évoqué précédemment, chez Richards Group, plus aucun manager n’a de privilèges. Les grands bureaux isolés, les places de parking réservées, les primes exclusives : tous ces avantages qui sont réservés uniquement aux managers dans les entreprises ordinaires sont alignés chez Richards Group.

Ainsi, l’ensemble des salariés perçoivent à la fin de l’année un bonus, participent aux décisions stratégiques afin qu’aucun collaborateur ne soit jamais pénalisé, etc.

De même, afin que tous les collaborateurs se sentent valorisés au même niveau, les salles de conférences sont nommées par les noms des personnes ayant le plus d’ancienneté au sein de l’entreprise, indépendamment du poste qu’ils occupe.

Comme le dit Stan Richards, “Il n’y  a pas de personne sans importance ici !”

 

On aurait pu craindre d’une telle stratégie un désengagement voire une désertion des managers. Mais au contraire, tous se sont sentis gagnants. Les managers en poste réapprennent leur métier, et les jeunes talents se sentent donnés une véritable chance.
Cette organisation permet une réelle cohésion au sein des équipes qui se traduit par une synergie des travaux de chacun et une ambiance de travail ou tout le monde se plaît.

 

Une transparence exemplaire !

 

Stan Richards est aussi réputé pour sa communication directe auprès de ses employés. Dès qu’il se passait quelque chose d’important, un atrium de 5 minutes était organisé pour transmettre l’information au personnel . Ainsi, une communication directe et efficace, des points de rencontre stimulés, de la transparence : autant d’éléments ancrés dans la culture de cette organisation et qui ont fait sa renommée managériale.

 

Décalé, mais pas paumé !

 

Malgré toute la liberté et les valeurs d’égalité prônées par The Richards Group, ce dernier ne s’abandonne pas pour autant au chaos. Volontairement réfractaire aux valeurs d’entreprise propres aux startups et entreprises libérées, la culture d’entreprise de The Richards Group est basée sur des règles rigides qu’on attribuerait volontiers aux années 50. Et ce n’est pas un hasard : le groupe a effectivement été fondé à cette époque là, et a su garder depuis sa création les valeurs auxquelles son créateur attribue le succès de son agence. Tous les employés (managers inclus) sont présents à 8:30 pile, et doivent badger pour le prouver. Le travail effectué dans la journée doit être répertorié par tranches de 15 minutes, sous peine de sanction financière (un peu moins de $9). Les employés ne peuvent pas manger avec n’importe qui, ne peuvent pas arriver en retard à un meeting, ont un dress-code particulièrement strict pour une agence créa, etc…

Ces règles peuvent repousser certains créatifs, qui ont tendance à quitter l’entreprise après très peu de temps, mais permet aussi de garder très longtemps ceux qui adhèrent à ces valeurs. Néanmoins, la clef du puzzle semble être que M. Richards lui-même suit de très près ces règles et leur attribue son succès et la longévité de sa carrière.

 

Le fonctionnement du Richards Group comparé à celui d’une agence-type

 

The Richards Group se différencie de la plupart des agences publicitaires. Voici notamment quelques éléments différenciants:

 

Départements

 

Agence type : La plupart des agences sont divisées en trois groupes principaux : les créatifs, qui créent les annonces ; les planificateurs, qui font de la recherche pour rédiger les plans marketing des clients ; et les excès de compte, qui gèrent les relations avec les clients.

 

The Richards Group : Les employés du groupe Richards ont des fonctions semblables, mais il n’est pas permis à deux employés du même département de s’asseoir l’un à côté de l’autres. Quand des gens avec des emplois différents se tiennent côte à côte, selon Richards, ils collaborent davantage et plus efficacement.

 

Équité

 

Agence type : La plupart des agences sont mises en place comme des cabinets d’avocats, dans lesquels les cadres supérieurs sont récompensés par des partenariats, ce qui leur permet d’acheter dans l’entreprise.

 

The Richards Group : Richards récompense les salariés en fonds de participation (habituellement environ 15% de la rémunération annuelle), en plus de leur prime habituelle. Richards conserve toute l’équité et le contrôle exclusif.

 

Hiérarchie

 

Agence type : La plupart des agences imitent la chaîne de commandement de leurs clients corporatifs, dans laquelle les administrateurs relèvent des vice-présidents, qui répondent aux vice-présidents principaux et vice-présidents exécutifs, et ainsi de suite.

 

The Richards Group : Seulement une couche de gestionnaires sépare Richards de la “base de son agence”. Cela signifie que Richards a 44 rapports directs – mais un point de vue beaucoup plus proche sur les opérations quotidiennes de son agence.

 

Finalement, changer sa façon de manager demande une vrai révolution des mentalités dans l’entreprise !

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller voir cette vidéo

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